Zoom sur MaPrimeRénov’ pour la rénovation énergétique
Lancée en 2020, MaPrimeRénov’ s’est imposée comme la principale aide publique pour financer les travaux de rénovation énergétique des logements en France. Gérée par l’Agence nationale de l’habitat (Anah), elle vise à améliorer la performance énergétique des bâtiments, réduire les factures d’énergie et encourager la transition écologique dans le secteur résidentiel. Le dispositif repose aujourd’hui sur deux parcours distincts.
- Le parcours accompagné (ou rénovation d’ampleur) concerne les projets globaux combinant plusieurs travaux : isolation, ventilation, chauffage… Il cible prioritairement les passoires thermiques (classées F ou G) et fait l’objet d’un accompagnement obligatoire par un tiers de confiance.
- Le second parcours, dit « par geste », permet d’obtenir une aide pour un travail unique : changer les fenêtres, isoler les combles ou installer une pompe à chaleur, par exemple. Ce volet reste le plus utilisé, notamment par les ménages modestes et les propriétaires occupants.
Ce qui va changer en 2026 : recentrage sur les gestes prioritaires
En 2026, un projet de décret prévoit un nouveau resserrement du périmètre des aides, en particulier sur le parcours monogeste. Le gouvernement, invoquant un contexte budgétaire contraint, souhaite désormais supprimer deux types de travaux du dispositif :
- L’isolation des murs, qui représentait pourtant la troisième aide la plus demandée début 2025, ne sera plus subventionnée. Seule l’isolation des combles et des planchers restera éligible.
- Les chaudières à biomasse (au bois ou granulés) seront également écartées, au profit d’équipements moins coûteux et plus diffus, comme les poêles à bois ou à granulés.
Ce recentrage marque une volonté politique : concentrer les fonds sur les gestes jugés les plus efficaces, quitte à écarter des travaux coûteux ou moins rentables à court terme. Reste à savoir si ces évolutions freineront l’élan amorcé ces dernières années.